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Quand mon cerveau cherche à s’auto-détruire…

2 septembre 2018

Ces temps-ci la vie m’amène à faire beaucoup d’introspections. À travailler sur moi-même et chercher des réponses. Guérir de vieilles blessures mais aussi mieux comprendre celles qui ne veulent pas guérir. Le genre qui ne partiront jamais mais qu’on apprend à vivre avec.

Du plus loin que je me souvienne, j’ai toujours eu de la misère à gérer mes émotions. J’ai toujours été une personne intense dans les bons et mauvais moments. Cette intensité m’amène la créativité, le dynamisme, la sensibilité, la joie et l’humour. Elle m’amène également son lot d’effets inverses.

J’ai toujours eu de la misère à gérer ce flot de négativité.

Malheureusement, il m’a fallu 30 ans, un ‘point de non-retour’ émotionnel, un diagnostique de TDA et une médication pour mieux comprendre et faire une introspection sur mon passé, ma personnalité, mes problèmes actuels et mieux vivre avec.

Comme plusieurs personnes, on a toujours associé le TDA(H) au niveau d’attention à l’école seulement. Je ne crois pas y avoir songé une fois dans ma vie que ce pourrait être mon cas.

Bon, ok ! J’ai toujours été désorganisé et dans la lune. J’ai créé les meilleurs univers imaginaires dans ces moments lunatiques et j’ai toujours également ‘dealer’ avec ce fait de ma personnalité. J’aime ma créativité et mon imagination débordante!

Je n’avais jamais entendu parlé de l’impulsivité, l’impatience et de la mauvaise gestion des émotions pour les TDA. Et je crois que c’est ce qui m’a plus occasionné le plus de problèmes dans ma vie…

 

Mes émotions

J’ai toujours eu des réactions intenses aux changements, à l’ajout de nouvelles tâches… un peu comme si j’avais une belle pile de livre en ordre et qu’on me donne un nouveau livre à mettre dedans.

L’effet normal des gens sera de regarder à quel endroit ce livre à sa place mais la mienne à le même effet que si une personne donne un coup de pied dans la pile de livre et te dit : En voilà un nouveau en plus !

L’angoisse monte d’un cran et je ne vois que la pile de livre parterre éparpillé. Je ne vois plus le bel équilibre jadis créé.

C’est une des raisons pourquoi j’avais choisi l’hygiène dentaire comme métier en croyant y retrouver une horaire réconfortante pour moi. J’ai cependant eu de la difficulté avec les retards et les repas parfois express/inexistants. Ça n’occasionnait pas de crises, mais plutôt beaucoup de stress.

Ensuite viens ma gestion de la colère.

Les crises de colères étaient imprévisibles. C’est comme un petit brasier qui s’installe dans le cœur et qui augmente, augmente et augmente. Souvent, il se rend trop vite à la tête. Quand le feu est rendu dans la tête, il n’y a plus rien à faire. Le mal est fait, il a gagné. Mon petit extincteur de secours ne suffit pas. Je ne suis plus là.

Alors tu commences à te rendre un peu compte de ton erreur graduellement.

Les gens en général se rendent compte de leurs erreurs et s’excuse. Pour ma part c’est comme casser un vase par erreur et continuer à frapper dans le vase en lui criant qu’il n’est pas cassé. Et je clame ensuite que le vase n’était pas à la bonne place et qu’au final il était mal conçu à la base.

Je dois seulement me retirer de la situation et m’éclaircir les idées. Aujourd’hui je sens le feu monter et je me retire avant que le feu m’embrouille l’esprit.

Une maturité et une introspection m’ont beaucoup aidé mais je dois avouer que lors de plus grands événements de la vie, ça peu m’arriver encore.

L’auto-destruction

Je crois que le plus gros problème que j’ai encore, c’est mes pensées contre moi. Ce dénigrement, cet auto-destruction. Quand tout est de ma faute, quand tu crois que personne ne veut être avec toi, quand tu crois avoir brisé des choses dans une amitié, quand tu crois que tout serait mieux sans toi…

J’ai toujours eu l’impression que tout était de ma faute. Que si une personne ne veut pas passer de temps avec moi, c’est moi le problème.

Ces pensée deviennent parfois envahissantes, surtout après une crise d’émotions intenses. Ça fait mal, ça brûle, ça déborde.

C’est juste incroyable que notre cerveau nous envoie autant de messages destructeurs. C’est dur à gérer et ça arrive à n’importe quel moment de la journée.

J’ai fait le lien entre ce sentiment depuis la médicamentation. Ces crises, colères, auto-destructions n’arrivent pratiquement plus jamais dans le jour. Mais le soir vers 19h-20h si. Particulièrement les pensées néfastes.

Cet impulsivité est plus dur à gérer le soir mais je sais maintenant la reconnaître. Je reconnais maintenant les pensées négatives et je sais qu’elles ne sont pas réelles. Mais pour être honnête, même si je les ignores de plus en plus, elles me font encore mal.

Je crois qu’elles me feront toujours mal et que j’en aurai toujours contre moi-même. Mon cerveau croiras toujours que je n’en vaut pas la peine. Je dois seulement apprendre à ne pas le laisser gagner.

Je crois bien aujourd’hui mieux outillée et avoir la maturité et le niveau d’introspection pour mieux vivre avec moi-même.

Mais j’aurais aimé savoir avant. Être mieux outillée avant.

 

Au final…

On parles de plus en plus de la santé mentale et ça fait du bien. Ça fait du bien de ne pas se sentir seule et de savoir qu’on a aujourd’hui de belles ressources pour nous aider.

Je ne sais pas trop pourquoi j’ai écris cet article, mais ça m’a fait du bien. J’espère que mon vécu puisse rassurer des gens.

Je pense surtout aux générations à venir et j’espère qu’ils seront mieux outillés que dans mon temps.

Si je peux vous faire qu’une recommandation, c’est n’hésitez pas à en parler ou à consulter si vous en ressentez le besoin. Il faut souvent une autre personne pour nous guider vers cet introspection.

Je ne crois pas qu’on en guéris, mais on vie mieux avec par la suite.

Courage,

Valérie xxx

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